Les TNS : un marché porteur à travailler

Bruno ChrétienLe marché des TNS fait souvent peur en raison de sa complexité.

Il faut avouer que la multiplicité des caisses comme des règles applicables n’encourage pas ceux qui cherchent des règles simples.

Cependant, ce marché s’avère stratégique et porteur d’un potentiel pour peu que le professionnel de l’assurance et du patrimoine mette en place une stratégie de développement.

1 – Des effectifs importants et des revenus conséquents

Les effectifs de ces professions sont nombreux puisque que l’on décompte à ce jour :

RSI : 1 400 000 artisans, commerçants et dirigeants de société

Professions libérales :

  • ressortissants de la CIPAV : 186 000
  • auxiliaires médicaux : 138 000
  • médecins : 124 000
  • avocats : 45 000
  • chirurgiens-dentistes : 37 000
  • pharmaciens : 33 000
  • experts- comptables : 18 000
  • notaires : 8 000
  • officiers ministériels : 5 000

De plus, comme l’a montré une étude récente de l’INSEE, les revenus des indépendants comptent parmi les plus élevés en France.

Il existe donc un pouvoir d’achat réel en matière de complémentaire retraite et prévoyance.

2 – Un marché stratégique

Le marché de la prévoyance et de la retraite des TNS s’avère stratégique pour trois raisons essentielles :

  • Le développement des collectives est des plus en plus compliqué en raison de l’extension du champs des conventions collectives et la désignation des organismes. Cette évolution préjudiciable à la libre concurrence n’est toutefois pas prête à être mise en cause en raison du fonctionnement du paritarisme français et de l’acceptation de cette situation par les organisations patronales,
  • Le TNS est par nature un chef d’entreprise. En le faisant souscrire, le professionnel dispose d’un atout supplémentaire pour assurer – quand il le peut – les contrats santé, prévoyance, retraite et épargne salariale pour le reste du personnel,
  • Enfin, disposant de revenus plus importants que la moyenne et d’un besoin à garantir plus élevé, le potentiel à assurer s’avère plus important.

3 – La complexité technique de leur réglementation constitue plus un atout qu’un frein au développement

Très souvent, les professionnels de l’assurance et du patrimoine qui envisagent de s’engager sur ce marché hésitent à le faire en raison de la complexité technique du sujet.

Pourtant, à y regarder de plus près, la complexité des règles des collectives n’ont rien à envier à celles des TNS….

L’essentiel sera pour le professionnel de faire le choix de s’investir sur la matière.

L’apprentissage au moyen d’une formation adaptée constitue bien entendu une condition essentielle de réussite.

Ne cachons pas qu’il faut un peu de temps pour maîtriser les arcanes de la réglementation.

Mais la complexité de la matière comme les changements permanents des règles applicables constituent en réalité une véritable « protection » car elle constitue en fait une barrière à l’entrée.

Ceux qui se forment régulièrement et maintiennent ainsi leur niveau d’expertise sont assurés de beaux jours devant eux.

Bruno CHRETIEN
Dirigeant de Factorielles

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4 commentaires

  1. DAVIER
    Le 18 mars 2010 à 18 h 18 min | Permalien

    Quand entendez-vous par : »Le développement des collectives  » ?

    Bien à vous.

  2. CHRETIEN
    Le 18 mars 2010 à 21 h 32 min | Permalien

    En réponse à votre question, il s’agit du « jargon » fréquemment utilisé pour parler des contrats collectifs de prévoyance et de retraite.
    Merci de votre intérêt porté à notre blog.
    Bruno CHRETIEN

  3. PARTON
    Le 27 avril 2010 à 10 h 51 min | Permalien

    Compte tenu de l’importance des charges qui pésent sur une entreprise…la prise en charge supplémentaire des contrats collectifs (non soucrit dans un cadre d’obligations conventionnelles) se révèleraient-elles pas « marginales »?

  4. MASTROIENI
    Le 12 mai 2010 à 10 h 21 min | Permalien

    Bonjour,

    A priori, il existe effectivement une marginalité quant à la prise en charge par l’employeur (en tout ou partie) d’un contrat collectif supplémentaire allant au dela du régime convention collective (ccn).

    Cependant, il ne faut pas omettre que le traitement fiscal et social de ces contrats, sous réserve du respect de la loi Fillon, ne représente pas forcément un coût énorme pour l’entreprise (en adéquation avec la taille de l’entreprise) dans la mesure ou (dans certaines limites) les cotisations sont fiscalement déductibles et non soumis à charges sociales.

    Prenons l’exemple d’un article 83 pour un régime de retraite, limite déductibilité fiscale à 8 % et sociale à 5 %. Conseil, l’art 83 = 5 % du salaire brut.

    La mise en place d’un contrat collectif est également dissociable selon les collèges (Non cadres, cadres…) aussi, le coût peut être contrôlé. Le coût de mise en place d’un régime de retraite, de mutuelle ou prévoyance supplémentaire est inférieur à celui de mise en place d’un système de prime individuel, à moins de résonner à coût constant (je donne un budget de 500 € par salarié, un point c’est tout). et la un salarié sera plus attentif à un contrat de santé qu’à un supplément de salaire net dans sa poche après impôt d’environ 220 € si on conserve le coût de 500 €.

    Au dela des coûts, il est de plus en plus demander par les futurs recrutés et salariés en place qu’ une politique sociale soit menée à l’image des grandes entreprises…

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